Pour en savoir un peu plus sur ma démarche d'écrivain

Publié le par Dominique

Et en complément à mon article précédent, je souhaitais vous faire part ci-après de la présentation que j'ai faite de mon livre le 20 septembre dernier à la librairie ABAO.


Pourquoi j’écris ?
 


J’écris, je crois, depuis que j’ai 11 ou 12 ans (j’écrivais même des poèmes dans nos deux langues nationales à l’époque) et j’ai gagné mon premier prix lors d’un concours interscolaire. Donc, c’est tellement loin que je ne me pose plus vraiment cette question. C’est un peu devenu une seconde nature.
Par contre il m’a fallu beaucoup plus de temps avant de me décider à entamer les démarches ardues pour me faire éditer. C’est une chose que d’écrire pour son plaisir, c’en est une autre que de s’exposer.

Dans le présent ouvrage (Petits contes cruels pour mal dormir), il y a des choses récentes mais également de beaucoup plus anciennes. La nouvelle qui ouvre le recueil est la toute première nouvelle que j’ai écrite et elle a été l’une des 7 nouvelles gagnantes du tout premier concours belge « La Fureur de lire » en 1991. Elle me tient donc particulièrement à cœur. J’ai apporté la dernière main à d’autres il y a seulement 2 ans juste avant de commencer à envoyer le livre aux maisons d’édition.   J’avais eu l’occasion d’entrer en contact avec Francis Dannemark à l’époque qui ne m’avait pas doré la pilule et m’avait clairement dit que faire éditer des nouvelles, fantastiques de surcroît, quand on n’est pas connu ce serait le parcours du combattant. Sans aller jusqu’à dire que ce fut une sinécure, j’ai quand même trouvé un éditeur au bout d’un an et après à peine dix envois ce qui n’est pas excessif. Donc je n’ai pas trop à me plaindre finalement.
 

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                                                         Un petit air de famille ?  Normal c'est maman !

Pourquoi ce recueil ?

Première mise au point, contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer, il ne s’agit pas ici selon moi de contes, tel qu’on l’entend habituellement, avec une morale à la fin mais bien de nouvelles. D’histoires racontées de manière linéaire ou non avec un chute. Maintenant s’agit-il de fantastique ? Là encore je nuancerais. Je les classerais plutôt dans l’étrange à la
Thomas Owen ou à la Jean Ray. Plus précisément, je les apparenterais au réalisme fantastique tel que défendu par Jacques Bergier et Louis Pauwels dans Le Matin des Magiciens dans lequel le fantastique peut surgir dans la réalité de notre quotidien ou par Federico Garcia Lorca « qui instaure un trouble permanent dans le rapport des êtres aux choses et aux lieux ». Je me retrouve également dans le réalisme magique de Gabriel Garcia Marquez ou de Jean Ray, encore lui. Je suis une fan inconditionnelle de Malpertuis. Voilà un peu pour les influences, latines du moins. Côté anglo-saxon, je me retrouverais assez bien dans certaines nouvelles d’Edgar Allan Poe et bien sûr de Stephen King qui savent tous deux instiller l’effroi dans le quotidien.

Quant à mon univers propre, je reprendrais ici la critique qu’en avait faite mon ami
Bob, écrivain et libraire qui finalement m’avait assez bien cernée : « Dans ces contes pour mal dormir, les hommes sont cons, coincés, brutaux et les femmes hypocrites, cruelles et dévergondées. Même les enfants sont effrayants, tout particulièrement les petites filles à la bouche boudeuse et aux jolis yeux glacés. 
Dans le monde de Dominique Leruth, il n’y a pas d’innocents. Tout le monde sera damné, lecteurs et lectrices y compris. »

Publié dans écriture

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S
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